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Agriculture: le plan d'aide "probablement supérieur" à 1,3 milliard d'euros, selon Genevard
information fournie par AFP 23/09/2026 à 11:42
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La ministre de l'Agriculture Annie Genevard à Paris le 16 septembre 2026 ( AFP / SIMON WOHLFAHRT )

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard à Paris le 16 septembre 2026 ( AFP / SIMON WOHLFAHRT )

Le plan d'aide d'urgence annoncé par le gouvernement début septembre pour l'agriculture après un été de sécheresse sera "probablement supérieur" à 1,3 milliard d'euros, a annoncé mercredi la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, face à un monde agricole en grandes difficultés.

"Après ce plan d'urgence d'1,3 milliard, qui sera probablement d'ailleurs supérieur, il faut un plan de relance", a plaidé la ministre sur Sud Radio, afin de "donner des perspectives et de l'espoir au monde agricole qui en a infiniment besoin".

"Dès le début du mois d'octobre", les agriculteurs verront "sur leur compte bancaire les premières aides arriver", selon Mme Genevard.

Le 4 septembre dernier, la ministre avait annoncé une enveloppe de plus d'un milliard d'euros pour compenser une partie des pertes agricoles massives de l'été, catastrophiques pour les cultures et l'élevage.

Plusieurs syndicats, notamment par la FNSEA, ont jugé ce plan "pas à la hauteur" de la détresse du secteur.

La FNSEA, premier syndicat agricole français, demande notamment un doublement des aides pour l'achat de gazole, face à la flambée des prix du carburant.

Selon Eric Thirouin, président de l'AGPB, association spécialisée de la FNSEA qui regroupe la majorité des cultivateurs de céréales à paille (blé, orge, avoine, seigle, etc.), le bilan des moissons est "catastrophique". Mercredi sur Sud Radio, il a évalué les pertes à 6,5 milliards d'euros.

"L'Etat ne peut pas compenser toutes les pertes de production", a prévenu la ministre.

"On allège les charges, on aide pour financer les engrais, on prend en charge une partie des cotisations sociales, on met à la main des territoires un fonds de réarmement pour acheter des semences (...), mais l'État ne pourra pas faire comme si la saison de production avait été normale", a-t-elle ajouté.

Mme Genevard a également réagi à l'appel de la Coordination rurale (CR) qui invite les agriculteurs à "creuser" pour "faire des lacs".

"Je leur ai dit +ne faites pas ça, n'amenez pas les agriculteurs à se mettre en défaut avec la loi+", a-t-elle mis en garde.

Sur la question du stockage de l'eau, "il faut se préparer. La France irrigue très peu par rapport à d'autres pays, il faut qu'elle irrigue davantage, il faut qu'elle stocke au moment où l'eau est abondante, pas n'importe comment, de façon intelligente, appropriée à la situation hydrologique des territoires, mais il faut stocker de l'eau", a-t-elle expliqué.

5 commentaires

  • 13:48

    C'est peut-être l'occasion de mettre en place d'autres manières de cultiver la terre, arrêter d'arroser le Mais en pleine journée sous 40°C tout en envoyant un max de pesticide pour compenser, remettre en place de plus petites exploitations.
    Pour adapter l'agriculture française aux sécheresses récurrentes, la transformation repose sur quatre leviers principaux : la santé des sols, la gestion de l'eau, le choix des espèces et l'aménagement du paysage.


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